Face à une personne qui vient de perdre un être cher, nous voulons souvent bien faire. Nous cherchons les mots justes, une phrase qui réconfortera, une explication qui donnera un peu de sens à la douleur.

Pourtant, dans ces moments-là, les mots peuvent parfois blesser davantage qu'ils ne consolent.

Voici 4 phrases qu'il vaut mieux éviter...

1. « Hachem ne te donne que ce que tu peux supporter. »

Cette phrase est vraie sur le plan de la Émouna. Mais au cœur d'un deuil récent, ce n'est généralement pas le moment de donner des explications.
Une personne submergée par la souffrance n'a pas besoin d'une réponse théologique. Elle a d'abord besoin d'être écoutée, comprise et entourée.

2. « Il faut être fort. »

Le deuil n'est pas une épreuve où il faudrait cacher ses émotions.
Pleurer, craquer, rester silencieux, ne plus avoir de forces... tout cela fait partie du processus de guérison. Dire à quelqu'un de "tenir bon" peut lui donner l'impression qu'il n'a pas le droit d'exprimer sa douleur.

3. « Tout arrive pour une raison. »

Même si nous croyons que rien n'arrive sans la volonté d'Hachem, celui qui souffre ne cherche pas forcément une explication.
Il cherche surtout une épaule, une présence, une main tendue.
La compassion vaut souvent bien plus que les réponses.

De plus, cette remarque pourrait être mal comprise, impliquant que la personne qui souffre n'a que ce qu'elle mérite, ce que vous n'avez sûrement pas l'intention de lui rappeler en ce moment difficile.

4. « Le temps guérira tout. »

Le temps n'efface pas l'absence.
La douleur change, s'apprivoise, mais elle ne disparaît pas simplement parce que les jours passent. On n'oublie pas un être aimé ; on apprend peu à peu à vivre avec son absence.

Alors, que dire ?

Parfois... rien.
Le silence n'est pas un échec.

Si vous ne trouvez pas les mots, ne cherchez pas à remplir le vide à tout prix. Une présence sincère, une poignée de main, une étreinte, un regard bienveillant ou simplement le fait d'être venu sont déjà un immense réconfort.

Les amis du prophète Iyov sont d'ailleurs restés assis auprès de lui pendant 7 jours sans prononcer un mot, tant sa douleur était grande. Avant de parler, ils avaient compris l'essentiel : être présents.

Mieux vaut se taire que de prononcer des paroles maladroites ou déplacées.

En définitive, une personne endeuillée n'attend pas de nous que nous ayons les bonnes réponses. Elle attend notre présence, notre soutien, notre empathie.

Et parfois, le plus beau message que l'on puisse transmettre ne passe pas par les mots, mais par le simple fait d'être là.